
Source AFP : dimanche 12 février 2012
RIO DE JANEIRO - Le chef indien brésilien Raoni, connu dans le monde entier pour son combat en vue de défendre la forêt amazonienne, a lancé un cri d'alarme sur la situation extrêmement préoccupante en ce moment sur son territoire afin d'éviter un bain de sang.
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Source : Xingu Vivo Para Sempre
Près du chantier principal de Belo Monte, se trouve une agglomération rurale de taille moyenne appartenant à la municipalité de Vitória do Xingu, localisée au bord de la Route Transamazonienne, plus précisément au kilomètre 50, sur le tronçon Altamira-Anapu. C’est la Vila Santo Antonio. Disons, plutôt, c’était...
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Raoni et son peuple se battent depuis près de vingt ans avec l'administration brésilienne pour faire reconnaître une bande de terre longue de 200 kilomètres qui protège l'accès au fleuve Xingu. La protection de ce territoire ancestral sacré nommé Kapot Nhinore a été le prétexte d'une importante levée de fonds réalisée par une association française au nom de l'Institut Raoni, en septembre 2011. Mais depuis, les invasions illégales se multiplient sur le territoire, accentuant les tensions entre populations autochtones et envahisseurs. Les fonds collectés en leur nom ne leur étant pas parvenus à ce jour, Raoni et son peuple, abandonnés par les autorités locales, font face avec grande difficulté... jusqu'à quand ? Un dernier incident le prouve : la situation est sur le point de dégénérer. Ce message est un cri d'alarme à diffuser au plus grand nombre.
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Il est parfois bon de revenir au début d'une histoire pour en saisir le sens. En 2009, alors que le Président du brésil Lula da Silva vient de donner son feu vert pour la réactivation du projet de barrage de Belo Monte, Greenpeace Brésil décide d'envoyer une équipe de tournage au coeur de la région du Xingu, pour être les témoins d'importantes assemblées de chefs autochtones. Celles-ci se tiennent dans les village indigènes de Piaraçu et Capoto / Jarina, entre le 28 octobre et le 4 Novembre 2009. Les ministres de l'Environnement et des Mines et de l'énergie ont été conviés pour discuter des impacts de la construction de Belo Monte dans la région... Ils ne daigneront pas se déplacer! Notre site vous propose un compte-rendu de cette vidéo destinée à un public parlant le portugais.
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Source : Correio do Brasil
La construction des premières interventions sur le fleuve Xingu en vue de la construction de l’usine (barrage) de Belo Monte, au Pará, provoquent des désagréments aux populations indigènes de la région. La construction du premier barrage provisoire qui déviera le cours d’une partie du fleuve a déjà commencé. Le mardi 17 janvier, un leader de la communauté indigène Arara a dénoncé au ministère public fédéral (MPF) à Altamira les conséquences du chantier sur les eaux consommées par les villages riverains.
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Source Istoé independente
La région affectée par les travaux de Belo Monte, dans le Pará, souffre d’une progression de la criminalité. Ces dernières années, peu de travaux ont suscité autant de polémiques que la construction de l'usine hydroélectrique de Belo Monte, sur le fleuve Xingu, dans l’Etat du Pará. La controverse est loin de se limiter aux seuls impacts sur l’environnement et sur les communautés autochtones, ou même sur les populations éloignées par la force afin de construire l’usine.
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Source cartacapital.com
La Fondation National de l’Indien (FUNAI) a ouvert une enquête sur l’assassinat présumé d’un enfant indien, suite à une dénonciation du Conseil Indigéniste Missionnaire (CIMI), une entité liée à l’Eglise catholique. Les informations sur ce crime, qui se serait déroulé entre septembre et octobre [2011], sont cependant confuses.
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Source : Survival International
Une enquête sur le meurtre supposé d’un enfant awá par des bûcherons en plein cœur de la forêt amazonienne a apporté la preuve qu’une attaque avait bien eu lieu. Les résultats de l’enquête montrent que les bûcherons opéraient à 400 mètres du campement des Awá isolés, où le corps brûlé d’un enfant aurait été trouvé. L’ONG brésilienne CIMI, l’association brésilienne des procureurs et la Société des droits de l’homme du Maranhão, qui ont mené l’enquête conjointement, ont découvert ‘de nombreux indices de la présence des Awá sur les lieux au moment de l’incident’.
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Source : Movimento Xingu Vivo Para Sempre
Le Ministère Public Fédéral (MPF) a reçu aujourd’hui une dénonciation des Indiens Arara concernant la qualité des eaux du Xingu, desquelles ils dépendent pour s’abreuver et pour cuisiner. Ils affirment que les eaux sont déjà affectées par les travaux entrepris par la Norte Energia SA (Nesa) dans le lit de la rivière.
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Source : Movimento Xingu Vivo Para Sempre
Les premières interventions de grande ampleur sur le fleuve Xingu dans le but de construire le barrage de Belo Monte ont débuté en ce début de mois de janvier. Dans la section qui longe le site Pimental, où sera construit le barrage, les constructeurs de l’usine font le premier barrage provisoire qui permettra de détourner une partie des eaux pour pouvoir travailler ensuite travailler au sec.
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Source : parismatch.com
Une fillette de 8 ans, appartenant à l'ethnie indienne des Awá-Gwajá, aurait été brûlée vive par des bûcherons qui essayent de les chasser de la région du Maranhão, dans le Nord-Est du Brésil. Grâce au travail acharné des blogueurs et ONG, l'affaire commence à s'ébruiter et les autorités se sont décidées à enquêter.
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Source : CIMI (Conselho Indigenista Missionário)
Les dirigeants du peuple Guajajara (ou Tenetehara) du village Zutiwa dans le Territoire indigène Araribóia au Maranhão* ont dénoncé l'assassinat d'un enfant Awá-Guajá qui appartenait à un groupe [d’Indiens] isolé**. Le corps a été retrouvé calciné en octobre 2011 dans un camp abandonné par des Awá isolés, à environ 20 km du village Patizal du peuple Tenetehara, lieu localisé dans la municipalité d’Arame [Etat du Maranhão].
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Source : Epoca (Brésil)
Banditisme, homicide, suicide, malnutrition, alcoolisme, racisme, trafic de drogue, déforestation et manque d’espace... L'espérance de vie des plus grands groupes indigènes du Brésil est de 45 ans, comparable à celle de l'Afghanistan... Histoire de nous ouvrir les yeux sur ce que suibissent actuellement les populations indigènes du Brésil ou des autres pays d'Amazonie, Epoca nous relate le dramatique destin du peuple guarani-caiovás et l'on croit revivre les heures les plus sombres de la conquête de l'Ouest nord-américain. Le 21e siècle n'a rien a envier en cruauté à ses prédécesseurs...
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Source : Amazon Watch, International Rivers
Une décision qui viole la Constitution du Brésil et la convention internationale des droits de l’homme ; un appel à la Cour suprême est en attente
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Source : Movimento Xingu Vivo Para Sempre
Suite à une nouvelle paralysie du chantier de l’Usine Hydroélectrique de Belo Monte samedi dernier [le 10 décembre], les contrats d’au moins 80 ouvriers ont été résiliés ce lundi 12 décembre. Ces licenciements sont arrivés une semaine après la conclusion d’un accord d’entreprise qui garantissait, entre-autres, trois mois de stabilité pour les ouvriers de la firme.
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L'arrêt de la construction du barrage de Belo Monte sur le fleuve Xingu en Amazonie brésilienne est notre combat : il menace les ressources vivrières des peuples riverains et il se construit sans leur consultation et leur consentement, en violation des droits internationaux des peuples autochtones. ALSTOM, groupe industriel français, plus grand constructeur au monde de barrages hydroélectriques, participe à ce projet en fournissant les turbines pour un contrat de 500 000 000 euros. Suite à une réponse qu'il a fourni à l'une de nos lectrices fidèles, nous interpellons aujourd'hui le PDG d'ALSTOM, Patrick Kron sur les responsabilités de son groupe dans un projet qui est dénoncé par les Nations Unies, par la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme, par la Cour suprême du Brésil et par le Tribunal fédéral d'Altamira.
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Après les célébrités brésiliennes du mouvement Goutte d'eau (Gota D’Água) c'est au tour d'un artiste de bande-dessinée, Igor Noronha, brésilien expatrié, de s'exprimer sur l'affaire du barrage de Belo Monte et de s'indigner contre son gouvernement et la propagande néfaste que celui-ci répend, avec le soutien des médias locaux. Son histoire sans paroles, dans laquelle apparaît le Cacique Raoni et des représentants d'autres ethnies indigènes, leur est dédiée. Une initiative à saluer.
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Plusieurs articles ont annoncé l'arrêt du chantier du barrage de Belo Monte (Amazonie brésilienne) en omettant de préciser qu'il s'agissait d'une paralysie partielle et provisoire. Nous tenons à encourager nos visiteurs à rester mobilisés, car la partie est loin d'être gagnée. Raoni et les peuples d'Amazonie, premières victimes de ces projets de barrages géants dévastateurs pour l'environnement dont Belo Monte est le plus important et le symbole, ont plus que jamais besoin de votre soutien.
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Informé de la disparition de l'ancienne Première dame de France alors qu'il se rendait à Brasilia avec l'intention de demander audience à la présidente Dilma Rousseff, le Cacique Raoni a tenu à saluer celle qu'il considérait comme une amie de son peuple. Dans le communiqué suivant, il rend ainsi hommage à Danielle Mitterrand, soutien de longue date de ces actions par le biais de sa fondation France Libertés. Ses condoléances ont également été transmises de vive voix à la famille de Mme Mitterrand et notamment à ses fils, Gilbert et Jean-Christophe, à l'occasion d'une cérémonie très sobre et particulièrement émouvante sur le Pont des Arts, jeudi 24 novembre 2011.
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C'est avec tristesse que l'équipe de raoni.com a appris le décès au matin du 22 novembre 2011 de Danielle Mitterrand, résistante de la première heure, veuve de l'ancien Président français François Mitterrand et donc Première dame de France pendant 14 ans (1981-1995). Femme de combats (notamment auprès des peuples opprimés et pour l'écologie), tenace et parfois controversée pour ses positions tranchées, elle avait au sein de l'organisation France Libertés, dont elle était la fondatrice et présidente, apporté dès le début (1989) son soutien aux combats du chef Raoni pour les droits de son peuple et signé sa récente pétition contre le barrage de Belo Monte.
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Le 28 octobre 2011, le chef kayapó Megaron Txucarramãe, neveu de Raoni et l'une des personnalités indigènes les plus respectées au Brésil, a été destitué sommairement et sans avertissement préalable de la coordination régionale de la Funai de Colider, MT. Selon Megaron, il s'agit indubitablement d'une sanction d'ordre politique. « C'est certainement à cause de mon opposition à la centrale hydroélectrique de Belo Monte et à celles de Pires Teles et Tapajós. »
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Lettre de soutien au chef Raoni :
Le Chef Raoni, qui a toujours lutté pour la préservation et le respect de la culture indigène, était récemment en France afin de trouver des fonds pour la démarcation du territoire de Kapot Nhinore, berceau de la culture Kayapo - désormais menacé par les invasions constantes et les conflits fonciers - et également pour renforcer la résistance des Indiens Kayapó et des communautés côtières, qui protestent depuis 1980 contre l'installation du projet hydroélectrique de Belo Monte sur le fleuve Xingu dans l'état du Para. Celui-ci, en plus de causer une catastrophe écologique majeure, n'affectera pas seulement les peuples autochtones, mais aussi toute la population de la planète à travers la perte de la biodiversité locale.
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L'équipe de raoni.fr tient à apporter des précisions à propos d'une photo de Raoni que nous reproduisons ici et qui a circulé avec une légende erronée dans le monde entier ces derniers jours. Si l'on prend l'exemple du site Rue 89, il est indiqué dans leur article intitulé Le Brésil autorise un barrage géant : les larmes d'un chef indien : « Le chef indien Raoni, de la tribu des Kayapos, pleure en apprenant que le Brésil vient d'autoriser mercredi la construction du barrage géant de Belo Monte, au cœur de l'Amazonie. » Le chef Raoni étant dans son village au moment de l'annonce de la validation définitive du projet de barrage de Belo Monte par l’Institut brésilien de l’Environnement (IBAMA)., nous avons voulu en savoir plus quant à la provenance de cette photo. Après enquête et selon nos informations, il s'avère que l'image a bien été détournée. Celle-ci aurait été prise en 2002 lors des obsèques du grand indigéniste Olrando Villas-Bôas, ami et mentor du chef Raoni...
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Signature de la pétition de RAONI
Nous, peuple indigène du Xingù, ne voulons pas de Belo Monte. Nous, peuple indigène du Xingù, luttons pour notre peuple, pour notre terre mais aussi pour l'avenir de la planète. Le président Lula a déclaré qu'il était inquiet pour les Indiens, qu'il était préoccupé par l'Amazonie et qu'il ne voulait pas que des ONG internationales s'opposent au barrage de Belo Monte. Nous ne sommes pas des ONG internationales. Nous, les 62 leaders indigènes des villages de Bacajâ, Mrotidjam, Kararaô, Terra-Wanga, Boa Vista Km 17, Tukamâ, Kapoto, Moikarako, Aykre, Kiketrum, Potikro, Tukaia, Mentutire, Omekrankum, Cakamkubem et Pokaimone, avons déjà subi de nombreuses invasions et affronté de nombreux dangers.
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